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JUSTICE
Les ex-salariés d'Aspocomp présentent la facture

Les ex-salariés d'Aspocomp n'avaient pas mis les pieds au palais de justice d'Evreux depuis le 20 juin 2002, le jour où, après des mois d'atermoiements, le tribunal de commerce prononçait la liquidation judiciaire de l'entreprise.
Quitte à se rappeler de mauvais souvenirs, une soixantaine d'entre eux se sont rassemblés, hier, en ces mêmes lieux. Même adresse, même combat, mais cette fois devant une autre juridiction. Très symboliquement, leur avocat s'est déplacé de Montigny-le-Bretonneux (Yvelines), pour déposer quelque quatre cents dossiers au conseil des prud'hommes. Joignant la parole au geste, Me Rachid Brihi déclare que cette première étape, qui marque l'engagement de la procédure contre le groupe finlandais Aspocomp pour licenciements abusifs, « est une date qu'il faudra retenir ».

Encore 500 salariés sans emploi

Le prochain rendez-vous est fixé au 19 mars, 10 h, pour l'audience de conciliation à laquelle tous les plaignants sont convoqués, face aux représentants d'Aspocomp. « Si elle aboutit, ce sera un scoop », ironise Rachid Brihi, conscient de présenter une lourde facture, somme toute à la hauteur du préjudice subi. « Le groupe Aspocomp a fait une belle affaire en fermant le site d'Evreux, considère l'avocat. Non seulement il s'est désengagé en ne respectant pas le plan social signé, mais il a aussi délibérément organisé l'insolvabilité de sa filiale française. Les salariés considèrent, à juste titre, que les licenciements économiques étaient abusifs. Le groupe doit une indemnisation, il doit payer les conséquences des dégâts qu'il a commis. »
Les dégâts ? Cinq cent cinquante employés précipités dans la chute, dont cinq cent fréquentent encore la cellule de reclassement. Sept mois après, « le bilan est mitigé », résume laconiquement Sylvie Guimpied, ancienne secrétaire du comité d'entreprise. « Une petite centaine de salariés ont trouvé un emploi, pour la plupart des missions ponctuelles d'intérim à une cinquantaine de kilomètres à la ronde. » « Même si le pôle emploi est efficace, le travail ne court pas les rues dans la région », soupire Ana Marguerite, ex-élue du CE.
Si la direction avait honoré ses engagements, le premier plan social, signé en janvier 2002, assurait aux deux cents licenciés une prime complémentaire de 6.000 €, 230€ par année d'ancienneté et 3.050€ pour les départs volontaires. Le second garantissait au minimum l'équivalent de six mois de salaire.
C'est pour obtenir le règlement de cette note que les anciens salariés réclament l'arbitrage des prud'hommes. Me Brihi, spécialiste en droit social, dont le cabinet Grumbach et Associés s'est notamment illustré par la défense des salariés de l'usine Renault Vilvorde (Belgique), fermée en 1997, ne craint pas les frontières. « Optimiste, serein, mais prudent », il entend bien « rappeler à ces gens qu'il existe des règles et des lois », estimant que la nationalité finlandaise d'Aspocomp ne l'exempt pas de respecter le droit français. Le groupe est aussi poursuivi au tribunal de commerce par les mandataires liquidateurs.

S. Gr.